Publié par : Otovon | 23 janvier 2009

Le feu en Guadeloupe…

Dans la série “personne n’en parle” :

GREVE EN GUADELOUPE.

Des milliers de personnes ont manifesté mardi à Pointe-à-Pitre à l’occasion d’une grève générale – massivement observée – de soutien aux enseignants guadeloupéens en grève depuis quinze jours. Mardi soir, des barrages ont été mis en place autour de Pointe-à-Pitre et dans le reste de l’île, bloquant toute circulation. Le mouvement, lancé sous le mot d’ordre de « dignité, unité, solidarité », avait été décidé par l’ensemble des syndicats pour protester contre la décision parisienne instaurant le transfert automatique en France des enseignants guadeloupéens lauréats des concours internes de l’Education nationale.

La vie quotidienne de l’île est fortement perturbée. Le collectif “kont pwofitsyon” demande une réunion avec l’Etat, les collectivités territoriales majeures et le patronat.

Les barrages routiers se multipliaient vendredi 23 janvier en Guadeloupe au quatrième jour d’une grève générale contre la vie chère qui paralyse l’île, tandis que les accès à l’Hôtel de Région, à Basse-Terre, ont été bloqués par des manifestants.
De nouveaux barrages ont été établis aux premières heures de vendredi sur les principaux axes routiers.

Les autorités “préoccupées”

Le collectif “kont pwofitasyon” (contre l’exploitation outrancière), qui rassemble la quasi-totalité des syndicats insulaires, des organisations et partis politiques et des associations culturelles identitaires, avait décliné jeudi l’invitation du préfet de participer à une “table ronde”.
L’avant-veille ils avaient déjà refusé de participer à une “réunion de travail” organisée par les présidents des conseils général et régional et de l’association des maires, Jacques Gillot, Victorin Lurel et Jean-Claude Malo.
Ces derniers se sont dits jeudi soir, dans un communiqué commun, “préoccupés par la pénurie de carburant, mais aussi par les blocages, les intimidations et les pressions en tout genre”. Ils ont réitéré leur invitation à une réunion vendredi matin.

Le patronat craint “un dépôt de bilan collectif”

Interrogé par l’AFP, un des responsables du Collectif, Gaby Clavier, dirigeant de la centrale syndicale indépendantiste UGTG, a indiqué que le Collectif ne répondrait pas à cette invitation. Le Collectif veut une réunion rassemblant, en un seul lieu, l’Etat, les collectivités territoriales majeures et le patronat.
Le président de la fédération du Medef, Willy Angèle, a craint vendredi “un véritable dépôt de bilan collectif des entreprises de Guadeloupe”. “Les croisiéristes s’en vont et trois escales de paquebots de croisières ont été annulées, les voyagistes demandent le retour en urgence des touristes”, a-t-il déclaré à Radio Caraïbes Internationale (RCI).
La vie quotidienne restait sérieusement perturbée vendredi.
EDF, qui a enregistré une baisse de 70 % de sa production, a maintenu son programme de délestages tournants.
La Ligue guadeloupéenne de football a annulé tous les matches prévus ce week-end, tout comme plusieurs autres ligues sportives.
Tous les concerts et spectacles prévus samedi et dimanche ont également été annulés par leurs organisateurs, y compris le défilé qui devait être organisé dimanche à Anse-Bertrand par la Fédération du carnaval.
Selon plusieurs sources, des défilés carnavalesques “spontanés ou militants” sont néanmoins en préparation pour dimanche.

Des barricades constituées de détritus, poubelles renversées, pneus usagés, gravats et branchages ont été érigées hier matin, au troisième jour de la grève générale contre la vie chère qui affecte la Guadeloupe. Dans la nuit, les pompiers ont été ame…

Des barricades constituées de détritus, poubelles renversées, pneus usagés, gravats et branchages ont été érigées hier matin, au troisième jour de la grève générale contre la vie chère qui affecte la Guadeloupe. Dans la nuit, les pompiers ont été amenés à intervenir dans plusieurs communes de l’île et à quatorze reprises à Pointe-à-Pitre pour des feux de poubelles ou de voitures. Le préfet de la Guadeloupe a convié le collectif « contre l’exploitation outrancière » (« Kont pwofitasyon ») – constitué d’une cinquantaine de syndicats, partis politiques et associations culturelles – à une table ronde, hier après-midi en préfecture. Le comité exige notamment « la baisse des prix de tous les produits de première nécessité, des impôts et taxes » et la baisse « immédiate » de 50 centimes par litre du prix des carburants. Parallèlement, les 115 stations-service de l’île sont fermées depuis lundi, leurs gérants exigeant l’arrêt de toute nouvelle implantation.

Compilation AFPNouvelle Obs20 Minutes


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